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INFO CCIrculaire #1 Juillet 2020

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L'information spécialisée des professionnels de l'environnement

les déchets au cœur de la crise

Loi économie circulaire

La loi relative à la lutte contre le gaspillage et l'économie circulaire du 10 février 2020 s’articule autour de plusieurs grandes orientations : réduire les déchets et sortir du plastique jetable d’ici 2040, mieux informer le consommateur, agir contre le gaspillage, mieux produire et lutter contre les dépôts sauvages.
Pour l’heure, le ministère de la Transition écologique travaille autour de différents projets de décrets d’application dont la sortie est prévue pour la rentrée 2020. Nous reviendrons sur ces décrets dans les prochains numéros de la newsletter afin de vous apporter un éclairage pratique.
 
En attendant les prérogatives de cette loi, le coût de gestion des déchets ne cesse d’augmenter, mettant parfois les obligations réglementaires en contradiction avec les réalités économiques. En effet, la taxe générale des activités polluantes (TGAP), dûe par tout industriel générant des déchets, est en hausse constante. Les sites d’enfouissement sont débordés de déchets ultimes. La réglementation impose aux entreprises le tri et la valorisation par le décret "5 flux", à savoir : le papier/carton, le métal, le plastique, le verre et le bois.
 
La difficulté étant que les filières de valorisation, majoritairement étrangères, deviennent inaccessibles. La crise des déchets est une réalité.
 
Sur les 39 millions de tonnes de déchets ménagers et les 63 millions de tonnes de déchets industriels produits chaque année en France (source : «Déchets chiffres clefs-l’essentiel 2019» ADEME), une partie, difficile à estimer, part à l’étranger. 
 
Pour l’heure, bien que la Vendée soit « championne du tri des déchets en France », son tissu économique est confronté aux mêmes difficultés que le reste de la France et des pays européens depuis que la Chine a fermé ses portes aux déchets plastiques et cartons en 2017. 
 
Déjà en 2018, 60% des déchets industriels ligériens étaient exportés pour être valorisés en Espagne. La crise COVID-19 et la fermeture des frontières nous ont montré, une fois encore, les limites de ce système.
 
Avec l’aide de la Région Pays de la Loire et de l’ADEME, les cinq CCI ligériennes travaillent en étroite collaboration pour la mise en lumière et le développement de filières de valorisation locales. Ce travail s’articule autour de :
 
  1. L’Ecologie Industrielle et Territoriale : 
    Accompagner les collectivités et les entreprises d’un territoire à mettre en place des dynamiques d’économie circulaire.
     
  2. La valorisation des matières : 
    • Centraliser les données (gisements, filières de valorisation, dispositifs d’appui et centres de ressources) et de mise en relation avec les solutions.
    • Actualiser les données de filières de valorisation existantes :
      • Accompagnement à la mise en place de la solution pour le gisement spécifique identifié.
      • Identification de nouvelles solutions pour des gisements de déchets valorisables.
         
  3. La réduction des déchets à la source :
    Accompagner individuellement les entreprises dans l'optimisation de leurs flux de matières.
 
Remontez-nous vos difficultés, vos initiatives et solutions locales. Partagez avec nous vos expériences de terrain en matière de gestion des déchets. L’objectif est de faire de la Vendée et de la région Pays de la Loire un territoire exemplaire et porteur dans le domaine de l'économie circulaire.
 
Pour en savoir plus sur l’économie circulaire, c'est ici !
 

Vos interlocuteurs CCI 

A votre écoute en Vendée : caroline.caillau@vendee.cci.fr

ENVIRONNEMENT et télétravail

LE CONFINEMENT ET SES IMPACTS SOCIÉTAUX ET ENVIRONNEMENTAUX

La crise sanitaire a été l’occasion pour beaucoup de salariés de pratiquer le travail à distance. Une révolution partie pour durer ?  Quels impacts sociaux, psychologiques et environnementaux ? Quels écueils à éviter ? 

PLUS D’AUTONOMIE, PLUS D’EFFICACITÉ

Si le confinement aura eu un mérite dans les entreprises, c'est bien celui d'avoir bougé les lignes côté organisations et modes de management.  
Résultat, 25% des Français -soit environ 5 millions de personnes- ont travaillé à distance selon le ministère du Travail, contre à peine 7% en 2017.  
 
Même si l’expérience ne s'est pas toujours réalisée dans les meilleures conditions, le travail à distance a été vécu positivement par certains. Moins de fatigue liée aux déplacements, de stress et une meilleure organisation de son rythme de vie.
 
Il faut toutefois faire attention aux risques psychosociaux, aux difficultés à séparer les temps et espaces de vie, aux soucis techniques et à l’augmentation de la charge de travail que peut engendrer le télétravail. Il faut donc être vigilant.

UN BILAN ENVIRONNEMENTAL POSITIF 

Travailler à distance serait source d'économie d'énergie significative surtout quand on sait que sept français sur dix utilisent encore leur voiture pour aller travailler. Selon une étude de l'ADEME réalisée en 2015, télétravailler 3 jours par semaine, permettrait de diminuer de 58% les particules fines liées à ces trajets.
 
Mais le télétravail génère des effets rebonds sur le plan énergie et numérique. Si chacun travaille chez soi, la consommation individuelle de chauffage ou de climatisation s’accroît.
Il aggrave aussi la pollution numérique. Celle-ci représente déjà 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. 
 
Il existe cependant plusieurs façons simples de limiter cette pollution : envoyer des documents sur des plateformes de partage plutôt qu’en pièce jointe d’un mail, privilégier les échanges audio que vidéo, utiliser la Wifi plutôt que la 4G et faire régulièrement le ménage dans son Cloud ou encore modérer le streaming vidéo.

LE RAPPORT DU COLLECTIF D’EXPERTS GREEN IT

Le 22 juin dernier, le collectif d'experts indépendants Green IT a sorti un rapport afin de limiter cette pollution numérique.  Il préconise l’augmentation de la garantie légale, la mutualisation des équipements, de favoriser la réparation et le réemploi, et de lutter contre l'obsolescence programmée.

DES CONSEILS DE L’ADEME

L'Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie sortira cet été une étude sur les effets du télétravail sur les modes de vie et les déplacements associés. «Les travaux en cours montrent de nouvelles externalités positives, explique Jérémie Almosni, chef du service transports et mobilité. Le télétravail peut redéfinir des réseaux de proximité, et offre aux territoires la possibilité de se revitaliser». Les ventes en circuit-court ou les centres désertés des petites villes pourraient donc bénéficier d'un essor lié au télétravail. 

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MASQUES JETABLES VS écologie

CORONAVIRUS : QUEL EST L’IMPACT ÉCOLOGIQUE DES MASQUES JETABLES ?

C’est un autre fléau de la crise du Covid-19. Alors que les masques jetables sont devenus obligatoires dans les transports et les lieux publics clos, ils jonchent les rues et se retrouvent in fine au fond des océans. Qui les produit ? Où finissent-ils ? Quel est le cycle de vie des masques ? 

UNE PRODUCTION ESSENTIELLEMENT CHINOISE

La majorité de la confection vient d’Asie, plus particulièrement de Chine qui réalise environ 50% des masques chirurgicaux mondiaux selon l’OMS. Le gouvernement chinois a d’ailleurs lancé une production encore plus massive, exportant plus de 21 milliards de masques dès le début du confinement. En France aussi, la cadence s'est accélérée. En quelques semaines, la production est passée de 50 000 unités par jour à 3 ou 4 millions.

DES MASQUES EN MICROFIBRES… DE PLASTIQUE

Les masques chirurgicaux sont fabriqués avec du polypropylène, un dérivé du pétrole, qui mettront jusqu'à 450 ans à se décomposer. Ce plastique ne disparaît pas, il se décompose lentement en micro-plastiques qui intègrent la chaîne alimentaire et ont des effets dévastateurs. Dans l'eau, les masques et autres équipements médicaux en plastique constituent une pollution particulièrement dangereuse pour la faune.

DES SOLUTIONS POUR LES RECYCLER 

Dans la région, des chefs d’entreprises imaginent des solutions pour une économie plus écoresponsable. Dans ce sens, ils penchent sur des solutions pour la valorisation des masques. Ils travaillent à la fois sur leur matière afin de pouvoir proposer des masques « biodégradables » et sur la filière du recyclage. 

MASQUES JETÉS PAR TERRE, UNE AMENDE EN HAUSSE

Jetés volontairement au sol, ou emportés par un coup de vent, ces déchets font un ravage pour notre environnement. Sans parler du fait qu’ils peuvent abriter des virus qui risqueraient de se propager. Pour lutter contre la pollution sur la voie publique, jeter un masque pourra être sanctionné d'une amende de 135 €. Les autorités recommandent de les mettre dans la poubelle des ordures ménagères, dans un sac séparé. 

QUALITÉ DE L’AIR post-covid

COVID 19 ET CONFINEMENT : DES CONSTATS POSITIFS SUR LA QUALITÉ DE L’AIR ET LA BIODIVERSITÉ

Des usines silencieuses, des routes désertées, des avions alignés dans les hangars… La pandémie de coronavirus a enfermé à domicile près de trois milliards de personnes dans une cinquantaine de pays et mis brutalement à l'arrêt le système productif mondial. De quoi donner à la planète un instant de répit. Quelles sont donc les conséquences de cette situation inédite sur la qualité de l’air ?

34 % DE BAISSE D'ÉMISSIONS DE CO2 EN FRANCE

En moyenne, chaque pays du monde a vu ses émissions quotidiennes de CO2 diminuer de 26 % lors du pic du confinement. En France, où les restrictions de déplacements ont été particulièrement importantes, la baisse est encore plus forte : 34 % de baisse maximale d'émissions calculée le 20 mars dernier, un niveau qui s'est maintenu jusqu'à fin avril. 

UN RETOUR DE LA NATURE 

Le confinement a permis à la biodiversité de se développer. En effet, le calme de la ville attire les espèces comme l'explique Magali Charmet de l'Agence française pour la biodiversité (AFB) : "Le calme ambiant de la ville va favoriser le repérage de nouveaux partenaires et la reproduction des animaux, en particulier les oiseaux." 
 
Les espaces verts aussi ont fleuri "On tond moins les espaces verts, vous allez avoir le développement d'une flore, et notamment des plantes qui vont pouvoir fleurir : et donc ça va attirer plus d'insectes et donc plus d'oiseaux en ville."

INTÉGRER LA BIODIVERSITÉ DANS LA RELANCE POST-COVID

Les entreprises doivent impérativement intégrer la biodiversité à leur stratégie. Cette préconisation prend toute sa dimension avec la pandémie actuelle. Dans ce sens, la Mission Économie de la Biodiversité (MEB) a élaboré 35 propositions fondées sur la biodiversité pour une société durable, résiliente et solidaire. Ces mesures sont déclinées en plusieurs catégories :
 
  • Des mesures pour limiter les pressions sur la biodiversité, comprenant la réorientation des stratégies d’entreprise, la transition agroalimentaire, le développement de la nature en ville ainsi que la mise en exergue des liens entre biodiversité et santé ;
  • Des mesures d’accompagnement, plus particulièrement en matière d’éducation, d’emploi, ainsi que de soutien aux scientifiques et associations.
  • Des mesures concernant les politiques publiques liées aux enjeux internationaux, européens et nationaux, ainsi qu’au rôle des collectivités territoriales

 

Cf Télécharger le document de présentation des 35 propositions
 
 

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Ailleurs sur le web

Projet de décret

relatif à différentes dispositions de lutte contre le gaspillage

Empreinte environnementale

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